autour du Monde. 133
lur fa main : auffi-tôt qu’il fe fentit brûlé , il pouffades cris & commença à danfer tout autour de la cham-
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bre avec les marques les plus extravagantes de la dou-leur & de l’étonnement. Les autres Indiens ne pouvantconcevoir ce qui lui étoit arrivé demeurèrent les yeuxfixés fur lui, avec une furprife mêlée de quelque ter-reur. Le Chirurgien, caufe innocente du mal, y appli-qua un remède , mais il fe paffa quelque tems avantque le pauvre homme fût foulagé.
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Ann. 1767^Juillet.
Le 16, M. Furneaux , mon fécond Lieutenant ,tomba très-malade; ce qui me fit beaucoup de peine ,parce que mon premier Lieutenant n’étoit pas encorerétabli, & que j’étois moi-même encore d’une grandefoibleffe. Je fus encore obligé ce jour-là de punir Proc-tor, le Caporal des foldats de marine , pour la muti-nerie. La Reine avoit été abfente depuis plufieursjours , mais les habitans nous firent entendre qu elleferoit de retour le jour fuivant.
Le lendemain matin , 17 , elle vint en effet fur lérivage, ôc après elle un grand nombre de gens, que nousn’avions jamais vu auparavant, apportèrent au marchédes provisions de toute efpèce. Le Canonnier envoyaau vaiffeau 14 cochons & une grande quantité de fruits.
L’après-midi du jour fuivant, 18, la Reine vintà bord , & m’apporta deux gros cochons en préfent,car jamais elle ne voulut confentir à faire aucunéchange. Le foir le Maître d’équipage la reconduifit àterre avec un préfent, Auffi-tôt qu’ils furent débarquéselle le prit par la main, &, ayant fait un long difcours