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Ann. 1767.Juin.
x Juillet.
Voyage
pour favoir d’où il venoit. Le Chirurgien demanda enparticulier à chacun de ceux qui étoient à terre s’ill’avoit apporté du vaiffeau. On fit la même queftionà tout le monde à bord ; & tous déclarèrent qu’ils n’a-voient jamais rien eu de pareil. On s’adreffa aux Indienspour avoir quelques éclairciffemens, mais la difficultéde fe faire entendre par lignes des deux côtés , fit qu’onne put rien apprendre d’eux fur ce fujet : au-relie,durant tout notre féjour dans fille, ce morceau fut lefeul que nous trouvâmes.
Tandis que le commerce fe faifoit ainfi au rivage,nous jettâmes fouvent nos filets fans prendre aucunpoiffion ; mais nous n’en fûmes pas fort affligés , lesvivres que nous tirions de i’ifle nous mettant en étatde faire faire chaque jour à l’équipage un repas fomp-tueux.
Les. chofes demeurèrent dans le même état jufqu’au 2Juillet, que , notre vieillard étant abfent, nous vîmestout-à-coup diminuer les fruits & les autres provifionsque nous avions continué de recevoir. Nous en eûmescependant affez pour en diffribuer encore beaucoup &pour en donner en abondance aux malades &c aux con-valefcens.
Le 3 , nous mîmes le vaiffeau à la bande pour vifiterla quille que nous trouvâmes à notre grande fatisfac-tion auffi faine qu’au fortir du chantier. Durant toutce tems aucun des infulaires n’approcha de nos bateaux& ne vint au vaiffeau en pirogue. Ce même jour , versmidi, nous prîmes un goulu très-grand, & quand les