Miimn ni i nu uni
Ann. 1767.Juin.
îo8 Voyage
accident , il fe difpersèrent avec tant de viteffe, quedans une demi-heure il ne refta pas une pirogue à laportée de notre vue, & que tout ce peuple, qui cou-vrait le rivage, s’enfuit aux collines voifines avec laplus grande précipitation.
N’ayant plus alors de crainte detre inquiétés denouveau , nous touâmes le navire dans le .Havre. Le24, vers midi, nous n’étions plus qu’à un demi-mille duhaut de la baie, à moins de deux encablures d’une bellerivière , 6c à environ deux encablures 6c demie du récif.Nous étions fur 2 braffes d’eau , 6c près du bord nous*en avions <$. Nous amarrâmes le vaiffeau 6c mîmes de-hors la petite ancre avec deux hanfieres, pour tenir leflanc de notre vaiffeau , de maniéré que la bordée denotre artillerie portât fur la rivière, 6c nous montâmesles huit canons qui étoient dans la cale. Dès que cela futfait, les bateaux furent employés à fonder toute la baie6c à veiller fur le rivage par-tout où il paroiffoit desIndiens, pour découvrir s’ils avoient quelque envie denous attaquer encore. Tout l’après-midi 6c une par-tie du lendemain matin furent employés à cette occu-pation. Le 2<$, vers midi j le Maître revint après avoirexaminé fuffifamment les lieux, 6c nous rapporta qu’onne voyoit plus aucune pirogue \ que l’atterrage étoitbon tout le long du rivage, qu’il n’y avoit d’autredanger à craindre dans la baie que le récif 6c quelquesrochers vers le haut qui paroifloient au - deffus del’eau , 6c que la rivière, quoi quelle fe déchargeât del’autre côté de la pointe, étoit d’eau douce.
Au s si-tôt après que le Maître nfeut inftruit de