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autour du Monde.
core plus libres & , s’il eft poflible, plus clairs. Lesfruits & les autres provifions furent mis à terre &rangés fur le rivage, & les étrangers invités à venirles prendre; ils réfiftèrent encore k cette nouvelle ten-tation , & furent inexorables; &, montrant aux In-diens les pièces d’eau qu’ils avoient à bord , ils leurfirent entendre par lignes qu’on eût à leur rendre cel-les qu’on leur avoit détenues la veille. Les Indiens, deleur côté , furent fourds à cette demande. Nos gensdonc levèrent leurs grappins , & fondèrent les envi-rons pour voir fi le vailfeau pourroit venir allez prèspour couvrir ceux qui feraient de l’eau , auquel casils pourroient le hazarder à terre en dépit de toutel’iHe. Quand ils s’éloignèrent , les femmes les pour-fuivirent en leur jettant des bananes & des pommes,en les huant & en leur donnant toutes les marquesde mépris & de moquerie qu’elles pouvoient imagi-ner. Us nous rapportèrent que le vailfeau pourroitavoir 4 brades d’eau fond de fable, k deux encablu-res de diftance du bord, & 5 bralfes k trois encablures.Le vent fouffloit le long de la côte, élevant une fortehoule au rivage , & prenant le vailfeau en flanc. Le23 , k la pointe du jour , nous levâmes l’ancre dans ledelfein de mouiller au voilinage de l’aiguade. Commenous étions occupés k prendre le large pour gagnerle delfus du vent ; nous découvrîmes de la hune , kenviron fix ou huit milles fous le vent, de l’autre côté dela terre , une baie, & nous partîmes fur le champ poury aller ; précédés de nos bateaux qui marchoient ehavant pour fonder. A neuf heures , nous tournâmesautour du récif, & nous nous arrêtâmes dans le def-
Ann. 1767.Juin.