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2 (1774)
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autour du Monde.

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étoient convaincus par notre conduite , que quand ilsauroient envers nous des difpofitions pacifiques,ils nau-roient rien à craindre, & quils fentoient quils avoiencattiré fur eux-mêmes le malheur qui leur étoit arrivé.

Les bateaux continuèrent de fonder jufquà midi,quils revinrent pour nous apprendre que le fond étoittrès - bon , par .5 braffes à un quart de mille durivage, mais quil y avoir une très-grande houle à len-droit nous avions vu de leau douce. Les Officiersme dirent que les Indiens étoient en foule fur le rivage& que plufieurs venoient à la chaloupe avec des fruits& des bambous pleins deau , quils les prefloient juf-quà limportunité de defcendre à terre , particulière-ment les femmes qui venoient jufques fur le bord, &qui fe mettant abfolument nues , sefforcèrent de lesattirer par des geftes dont la lignification nétoit paséquivoque. Jufques - cependant nos gens avoientréfifté à la tentation.

Laprès-midi jenvoyai de nouveau les chaloupesau rivage avec quelques pièces deau quon remplit parun trou fait à un des fonds, & qui ont une anfe parlaquelle on peut les porter. Je voulois me procurer deleau dont nous commencions à avoir grand befoin.Pendant ce tems , plufieurs pirogues continuoient defe tenir près du vaiffeau ; mais les Indiens sétoientrendus coupables de tant de vols, que je ne voulus pasquon en reçût aucun à bord.

A cinq heures les bateaux revinrent avec deux piècesdeau feulement que les Indiens avoient remplies , mais,

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