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autour du Monde.
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étoient convaincus par notre conduite , que quand ilsauroient envers nous des difpofitions pacifiques,ils n’au-roient rien à craindre, & qu’ils fentoient qu’ils avoiencattiré fur eux-mêmes le malheur qui leur étoit arrivé.
Les bateaux continuèrent de fonder jufqu’à midi,qu’ils revinrent pour nous apprendre que le fond étoittrès - bon , par .5 braffes à un quart de mille durivage, mais qu’il y avoir une très-grande houle à l’en-droit où nous avions vu de l’eau douce. Les Officiersme dirent que les Indiens étoient en foule fur le rivage& que plufieurs venoient à la chaloupe avec des fruits& des bambous pleins d’eau , qu’ils les prefloient juf-qu’à l’importunité de defcendre à terre , particulière-ment les femmes qui venoient jufques fur le bord, &qui fe mettant abfolument nues , s’efforcèrent de lesattirer par des geftes dont la lignification n’étoit paséquivoque. Jufques - là cependant nos gens avoientréfifté à la tentation.
L’après-midi j’envoyai de nouveau les chaloupesau rivage avec quelques pièces d’eau qu’on remplit parun trou fait à un des fonds, & qui ont une anfe parlaquelle on peut les porter. Je voulois me procurer del’eau dont nous commencions à avoir grand befoin.Pendant ce tems , plufieurs pirogues continuoient defe tenir près du vaiffeau ; mais les Indiens s’étoientrendus coupables de tant de vols, que je ne voulus pasqu’on en reçût aucun à bord.
A cinq heures les bateaux revinrent avec deux piècesd’eau feulement que les Indiens avoient remplies , mais,
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