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2 (1774)
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97
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autour du Monde, 97

nous reliant au N. O. j O., à la diftance de dix lieues,6c nous crûmes voir une autre terre à cinq lieues par-delà au N. E. ; & une montagne remarquable faite enpain de lucre au N. N. E. Quand nous fûmes à environdeux lieues du rivage, qui nous offroit lafpeèt le plusagréable & qui étoit couvert de maifons & dHabitans,nous vîmes plufieurs grandes pirogues fous voile près dela cote, mais aucune ne dirigeoic fa marche au vaiffeau.A midi , nous nétions plus quà deux ou trois millesde lill.e , ôc nous lavions alors du S. { O. au N. E.

O. Nous continuâmes de côtoyer le rivage quelque-fois à la diflance dun demi - mille, ôc quelquefois àquatre ou cinq milles ; mais jufques- nous navionspoint trouvé de fond. A lix heures du foir nous étionsen travers dune belle rivière, & la côte parodiant meil-leure quaucune de celles que nous avions vues , je medéterminai à louvoyer toute la nuit ôc à tenter de jetterlancre le matin. Dès quil fut nuit , nous vîmes ungrand nombre de lumières tout le long du rivage. Le 21,à. la pointe du jour nous envoyâmes nos bateaux pourfonder , 6c bientôt ils nous firent lignai quils avoient2,0 braffes. Cette nouvelle produilit une joie univerfellequil neft pas aifé de décrire : nous avançâmes fur lechamp & nous jettâmes lancre à 17 braffes fur un fondde fable fin. Nous étions éloignés de la côte denvironun mille , ayant vis-à-vis de nous un ruiffeau de laplus belle eau ; lextrémité de lifle nous reftoit alorsde lE. S. E. au N. O. { O. Dès que nous eûmes misJe navire en fûreté, jenvoyai les chaloupes pour fonderle long de la côte 6c examiner le lieu nous voyionsleau. A ce moment, un nombre confidérable de piro-Tome IL N

Ann. 1767.Juin.