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autour du Monde, 97
nous reliant au N. O. j O., à la diftance de dix lieues,6c nous crûmes voir une autre terre à cinq lieues par-delà au N. E. ; & une montagne remarquable faite enpain de lucre au N. N. E. Quand nous fûmes à environdeux lieues du rivage, qui nous offroit l’afpeèt le plusagréable & qui étoit couvert de maifons & d’Habitans,nous vîmes plufieurs grandes pirogues fous voile près dela cote, mais aucune ne dirigeoic fa marche au vaiffeau.A midi , nous n’étions plus qu’à deux ou trois millesde l’ill.e , ôc nous l’avions alors du S. {• O. au N. E.
O. Nous continuâmes de côtoyer le rivage quelque-fois à la diflance d’un demi - mille, ôc quelquefois àquatre ou cinq milles ; mais jufques-là nous n’avionspoint trouvé de fond. A lix heures du foir nous étionsen travers d’une belle rivière, & la côte parodiant meil-leure qu’aucune de celles que nous avions vues , je medéterminai à louvoyer toute la nuit ôc à tenter de jetterl’ancre le matin. Dès qu’il fut nuit , nous vîmes ungrand nombre de lumières tout le long du rivage. Le 21,à. la pointe du jour nous envoyâmes nos bateaux pourfonder , 6c bientôt ils nous firent lignai qu’ils avoient2,0 braffes. Cette nouvelle produilit une joie univerfellequ’il n’eft pas aifé de décrire : nous avançâmes fur lechamp & nous jettâmes l’ancre à 17 braffes fur un fondde fable fin. Nous étions éloignés de la côte d’environun mille , ayant vis-à-vis de nous un ruiffeau de laplus belle eau ; l’extrémité de l’ifle nous reftoit alorsde l’E. S. E. au N. O. { O. Dès que nous eûmes misJe navire en fûreté, j’envoyai les chaloupes pour fonderle long de la côte 6c examiner le lieu où nous voyionsl’eau. A ce moment, un nombre confidérable de piro-Tome IL N
Ann. 1767.Juin.