autour du Monde.
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en peties collines couronnées de bois & terminéespar autant de hauteurs d’où coulent de grandes rivièresjufqu’à la mer. Nous ne vîmes aucun bas-fond , maisnous trouvâmes l’ille bordée d’un récif interrompupar quelques ouvertures qui laiffoient le palîage dansla haute mer. Sur les trois heures après-midi, nousnous avançâmes vers une large baie où il y avoit quel-que apparence de mouillage. Nos chaloupes furentenvoyées pour fonder , & tandis qu’elles étoient ainfioccupées , j’obfervai qu’un grand nombre de piroguesles environnoit. Je foupçonnai que les Indiens avoientle deflèin de les attaquer , & comme je voulois abfo-lument prévenir toute efpèce de querelle, je fis fignalà nos gens de revenir ; & en même-tems , pour inti-mider les Indiens, je fis tirer neuf coups de nos pier-riers par-dellus leurs têtes. La petite chaloupe com-mença à revenir au vailfeau. Nous voyions toujoursles Indiens dans leurs pirogues ; malgré l’effroi queleur avoit caufé notre feu , ils s’efforcèrent de lui couperle chemin ; mais notre petit bâtiment marchant plusvite avec des voiles que les pirogues ne pouvoient faireavec leurs rames , fe débarrafla biencôt de celles quiTentouroient. Il en trouva cependant en fon cheminquelques - unes qui avoient beaucoup de monde , &d’où on lui jetta des pierres qui blelsèrent plufieursde nos gens. Sur cela 1 Officier qui étoit à bord de lachaloupe, tira un coup de moufquet chargé de grosplomb à l homme qui avoit jetté la première pierre &le bleffa à l’épaule. Le refte des Indiens de la pirogue nevirent pas plutôt leur compagnon bleflé qu ils fe jet-tèrent à la mer , & que tous les autres fe mirent à
Ann. 1767Juin.