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j es avo ; r un p eu r ^ conc ili<£s avec la vue de nos chèvresAnn. 1767. gj. (j e nos m oucons , je leur montrai nos cochons &nos volailles , & ils me firent comprendre par leursfigues qu’ils avoient chez eux des animaux de ces deuxefpèces. Je leur didribuai alors quelques quincailleries& des clous, & je leur fis figne qu’ils alla lient à terre,& qu’ils nous apportaient de leurs cochons , de leursvolailles & de leurs fruits ; mais ils ne parurent pasme comprendre. Pendant tout ce tems - là ils cher-chèrent à nous dérober quelqu’une des chofes qui étoità leur portée ; notre vigilance les empêcha prefque tou-jours d’y réuffir. A la fin cependant, un de nos Offi-ciers de poupe étant venu où ils étoient, & étant occupéh parler à l’un d’eux par lignes, un autre vint par der-rière , &c lui enlevant fon chapeau bordé , fauta dansla mer par-defliis le couronnement & l’emporta k lanage.
Comme nous n’avions aucun mouillage en cet en-droit, nous gouvernions le long de la côte , en envoyanten même-tems les bateaux pour fonder plus près. Lespirogues des Indiens n’ayant point de voile & ne pou-vant pas nous fuivre , regagnèrent le bord. Le paysnous préfentoit le coup - d’oeil le plus agréable & leplus pittorefque qu’on puiffe imaginer. Près de la meril ed plat & couvert d’arbres à fruits de différen-tes efpèces, particulièrement de cocotiers. Entre cesarbres fe voient les maifons des Indiens qui confidenten un feul rez-de-chauflee , & qui dans l’éloignementreffemblent k de longues granges. A la diftance d’en-viron trois milles de la côte } l’intérieur du pays s’élève