autour du Monde. ji
fains & faufs. Quand nous fûmes en travers du Havreoù étoit le Swallow , nous tirâmes plufleurs coups decanon,afin de lui faire lignai d’envoyer fes bateaux pournous aider à entrer \ fur le champ le Maître vint à bordde notre vaifleau, & nous conduifit dans une ftationtrès-commode , où nous mouillâmes à 28 brafles furun fond vafeux. Ce Havre eft à l’abri de tous les vents,& excellent à tous égards ; nous lui donnâmes le nomde Havre du Swallow. Il s’y trouve deux canaux, l’un& l’autre très - étroits , mais qui ne font pas dange-reux , parce que les rochers fe reconnoiflent aifémencpar les herbes qui s’élèvent deflus.
Le lendemain au matin , à neuf heures, le vent fouf-flant de l’Eft , nous levâmes l’ancre , &c mîmes à lavoile. A midi, nous prîmes le Swallow à la remorque ;mais à cinq heures, le vent étant très-foible, nouscefsâmes de touer. A huit heures du foir , les bateauxque nous avions envoyés pour chercher un mouillage,revinrent fans en avoir trouvé aucun. A neuf heuresnous eûmes des vents frais, & à minuit, le Cap Uprightnous reftoit S. S. O. ~ O.
Le lendemain, à fept heures du matin, nous reprî-mes le Swallow à la toue ; mais nous fûmes encoreobligés de l’abandonner & de faire des bords , attenduque le tems s’obfcurcit, que la mer s’enfla , & quenous voyions la terre tout près du bord oppofé auvent. Comme on ne pouvoit point trouver d’endroitpour jetter l’ancre, le Capitaine Carterec me confeillad’arriver fur la baie d 'Upright, & j’y confentis : commeil connoiffoit la route , il marcha à l’avant ; les bateaux
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Ann. 1767Mars.