jo Voyage
n’avoit pas le tems de fécher Tes habits, je fis tirer desAnn. 1767. co ff res J e lendemain au matin, onze balles de groffeétoffe de laine , appellée Fearnougth , qui avoient étédonnées par le Gouvernement ; & je fis travailler tousles Tailleurs pour en faire fur le champ des capots àchacun des Mariniers.
Je donnai deux verges trente-quatre pouces d’étoffepour chacun de ces capots, parce que je voulus qu’onles fît très-grands. J’envoyai fept balles de la mêmeétoffe au Swallow. Le Capitaine en fit faire de même descapots pour fes gens. Je pris aufii trois balles d’étoffeplus fine dont je fis faire des capots pour chaque Offi-cier des deux bâtimens , & j'eus le plaifir de voir quece fecours leur étoic très-agréable.
Nous fûmes obligés de refter une femaine entièredans cette fituation ; & pendant ce tems-Ià je réduifismon vaiffeau , ainfi que le Swallow , aux deux tiersde la portion , à l’exception de l’eau-de-vie ; mais jecontinuai le déjeûné tant que nous eûmes les légumes& l’eau en abondance.
Le 1 «J , vers midi, nous vîmes le Swallow fous voiles,& le tems étant calme , nous envoyâmes à fon fecoursnotre chaloupe, qui la remorqua dans un très-bonHavre fur la cote du Sud, vis-à-vis de l’endroit oùnous étions , & revint le foir. Le rapport qu’on nousfit de ce Havre nous détermina à y entrer auffi-tôt quenous le pourrions. En conféquence , le lendemain, àhuit heures du matin, nous quittâmes la baie de Good-luck &. nous nous trouvâmes fort heureux d’en fortir