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autre pour chercher un mouillage au-delà du CapNotch. Les deux premières touèrent le Swallow dansune petite baie , où il courut un grand danger, parceque le vent fouffloit du Sud avec affez de violence, 8cque l’anfe étoit non-feulement petite , mais encorepleine de rochers & ouverte aux vents de S. E.
Tout le jour fuivant & toute la nuit, nous eûmesdes coups de vents , une grofl'e mer , 8c beaucoup degrêle & de pluie. Le lendemain au matin les boufféesde vent furent fi violentes, qu’il étoit impoflile de refierfur le tillac. Elles ne duroient pas plus d’une minute,mais elles étoient fi fréquentes que les cables étoientconftamment tendus avec force, & qu’il y avoit toutlieu de craindre qu’ils ne rompîfTent. Tout le mondecroyoit que le Swallow ne pourroit pas fe tirer d'où ilétoit ; & plufieurs perfonnes étoient fi fortement per-fuadées que le bâtiment alloit périr, qu’elles croyoiencdéjà voir quelques-uns des Matelots pafTer fur les rocherspour venir joindre le vaiffeau. Ce mauvais tems durajufqu’au 7 , fans que nous puflions envoyer de bateauxpour s’informer de fon état ; le vent ayant enfin dimi-nué, le 7 , nous dépêchâmes vers les quatre heures dumatin un canot qui nous rapporta que le bâtiment étoiten fûreté , mais que la fatigue des gens avoit été in-croyable, tout l’équipage ayant été obligé d’être conf-tamment fur le tillac près de trois jours & de troisnuits. A minuit, les raffales fouillèrent de nouveau,mais avec un peu moins de violence , & furent accom-pagnées de neige , de pluie & de grêle. Comme letems étoit alors extrêmement froid, 8c que l’équipageTome II. G
Ann. 1767Mars.