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Ann. 1767.Mars.
48 Voyage
Nous envoyâmes les chaloupes à l’Oueft pour cher-cher d’autres mouillages ; elles revinrent à minuit, &rapportèrent qu’il y avoit une baie à la diftance d’en-viron quatre milles , & que la baie de Goodluck étoicà trois lieues vers l’Oueft.
Le lendemain , à midi & demi, le vent étant auNord, nous partîmes de YAtife du Lion, & à cinqheures nous jettâmes l’ancre dans celle de Goodluck ,à 28 brades de fond, éloignée des roches d’environ undemi-cable. Une ifle de rocher, à l’extrémité occiden-tale de la baie , gifoit N. O. j O., à environ un cable& demi de diftance, & une pointe bafte, qui fait l’ex-trémité orientale de la baie , gifoit E. S. E., à la dif-tance d’environ un mille. Il y avoit entre cette pointe& le vaideau , plulieurs battures , ôc au fond de labaie , deux rochers , dont le plus grand gifoit N.E. j N. , & le plus petit N. j E. Il partoit de cesrochers des bas-fonds qui couroient au S. E., & qu’onpouvoit connoître par les herbes dont ils font couverts;le vaiffeau n’en étoit qu’a un demi-cable de dif-tance. Quand il tournoit la poupe vers la côte, nousavions feize brades d’eau fur un fond de roche ; quandil portoit le cap à terre , nous avions cinquante braf-fes fur un fond de fable. Le Cap Noich nous reftoica l’O. j S. -f O., éloigné d’environ une lieue ; dansl’efpace intermédiaire , il y avoit un grand lagon quenous ne pûmes pas fonder , parce que le vent étoittrop fort pendant tout le tems que nous y reliâmes.Après que nous eûmes amarré le vailfeau , nous en-voyâmes deux bateaux au fecours du Swollow , & un
autre