autour du Monde. 33
détroit n’a pas plus de cinq milles en cet endroit ; &nous trouvâmes une marée qui produifoit un effet ex-traordinaire , car il étoit imposable de tenir le Capfur aucun point.
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Ann. 1767.Janvier.
Le lendemain au matin, à fix heures, le Swallowfit fignal qu’il avoir trouvé un mouillage ; & à huitheures nous jettâmes l’ancre dans une baie fous le CapGaland , à io braffes, fond vafeux. La pointe orientaledu Cap Galand couroit au S. O. 12 d 30' O. ; la pointede la terre la plus orientale E. j S. E. ; une pointe fai-fant l’embouchure d’une rivière, N. j N. O. ; & la tacheblanche de l’ifle Charles , S. O. Les canots ayant étéenvoyés pour fonder, trouvèrent par-tout un bon mouil-lage , excepté à la diftance de deux encablures au S. O.du vaiffeau , où le fond étoit de corail, à 16 braffesde ligne. L’après-midi j’envoyai le Maître pour exa-miner la baie & un lagon confidérable ; il rapportaque le lagon étoit le Havre le plus commode que nouseullions encore trouvé dans le détroit, ayant 3 braffesde fond à l’entrée & de 4 a 3 dans le milieu ; qu’il étoitcapable de recevoir un grand nombre de navires, &qu’il y avoit trois grandes rivières d’eau douce , avecbeaucoup de céleri. Nous eûmes le malheur d’y dé-chirer un filet de feine , qui s’embarraffa dans des boisarrêtés à l’embouchure de ces rivières. Nous ne pêchâ-mes que très-peu de poiffon ; mais nous en fûmes biendédommagés par un nombre incroyable de canardsfauvages que nous prîmes.
Les montagnes de cette côte font très-élevées ; leMaître du Swallow grimpa fur une des plus hautes ,Tome II. E