34 Voyage
efpérant que du Commet il pourroit découvrir la merAnn. 1767. ^u s u j ■ ma j[ S ü trouva que la vue étoit interceptée parJai vier. montagnes encore plus hautes , lituees fur la côte
méridionale. Cependant avant de defcendre , il élevafur cette montagne une pyramide , dans laquelle ildépofa une bouteille contenant un chelin , & un papierfur lequel étoient écrits le nom du vailfeau & la datede l’année : monument qui peut-être reliera dans celieu fauvage jufqu’à la deltruélion du globe.
Le 24 au matin , nous prîmes deux canots , & nousexaminâmes la baie Defcordcs , que nous trouvâmestrès-inférieure à celle où le vailfeau mouilloit ; elleavoit à la vérité un lagon plus étendu ; mais l’entrée enétoit très-étroite & barrée par une batture où il n’yavoit pas alfez d’eau pour mettre à flot un vailfeau degrand port. L’entrée de la baie avoit d’ailleurs un fondde roches, & plus avant le fond étoit fale.
Nous vîmes en cet endroit un animal qui relfem-bloit à un âne ; mais il avoit le pied fourchu , commenous le découvrîmes enfuite en fuivant fes traces, &il couroit avec autant de vîtelfe qu’un daim. C’étoit lepremier quadrupède que nous euffions vu dans le détroit,excepté à l’entrée où nous apperçûmes les Guanaquesque nous ne pûmes obtenir en échange des Patagons.Nous tirâmes cet animal, mais fans pouvoir l’attein-dre; il eft vraifemblablement inconnu aux Naturalillesd’Europe.
Le pays qui fe trouve dans les environs préfentel’afpeâ le plus aride & le plus fauvage; les montagnesde chaque côté du détroit font d’une élévation prodi-