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nous reconnûmes que nous étions très - près d’uneAnn. 1767. k ant j e roc î ie rs ; en conléqaence , nous retirâmesl’ancre & la mouillâmes un peu plus loin à 12 bralTesde fond : nous étions à environ un demi-mille de lacôte, précifément vis-à-vis d’un courant d’eau allezconlidérable , qui tombe avec beaucoup de rapiditédes montagnes ; car la terre eft en cet endroit d’unehauteur prodigieufe Le Cap Holland nous relioit à l’O.S. O. ~ O. , Ôi le Cap Froward à l’Eft. Nous étions 3fuivant l’obfervation , par 53 d 58' de latitude S.
Le lendemain au matin , nous fîmes un peu d’eau,& cueillîmes beaucoup de céleri fauvage ; mais nousne pûmes point prendre de poilfon , excepté quelquesmoules. J’envoyai les canots pour fonder, & je recon-nus qu il y avoir un très-bon mouillage à environ undemi-mille de terre , depuis le Cap jufqu’à quatre millesau-delfous , & tout à côté du Cap un bon Havre oùun vailfeau pouvoit fe rafraîchir avec plus de furetéqu’au port Famine ; parce qu’il s’y trouvoit une granderivière d’eau douce , avec beaucoup de bois , de céleri& de canneberges ; mais on n’y pouvoit avoir d’autrespoilïons que des moules.
Après nous être pourvus d’eau & de bois , nousquittâmes cet endroit, le zu , vers les trois heures aprèsmidi. A neuf heures du loir, le vailfeau étant à deuxmilles de la côte , le Cap Galant gifoit O. \ N. àdeux lieues de dillance , le Cap Holland E. ; N. àJix lieues ; ces d.ux Caps étant à-peu-près lur la mêmeligne. Nous voyions une tache blanche de l’ille Mon-mouth au S. S. O. \ O., & l’ille Rupert étpit O. S. O. Le
détroit