autour du Monde. 31
dition. II rapporta qu’il avoit trouvé entre le lieu oùnous étions & le Cap Froward , quatre endroits où l’onpouvoit mouiller en fureté ; qu’il étoit defcendu a terrefur plulieurs parties de la côte , où il avoit trouvé beau-coup de bois & d’eau , très-près de la plage, avec unegrande quantité de canneberges & de céleri fauvage.II dit aufli qu’il avoit vu beaucoup de grofeillers cou-verts de fruits, qui , à la vérité, n’étoient pas encoremûrs ; un grand nombre de beaux arbuftes en pleinefleur , portant des fleurs de couleur différente , maisparticulièrement rouge , pourpre, jaune & blanche; &une grande quantité d’écorce de Tf^intcr , épicerie agréa-ble bien connue des Botaniftes d’Europe. Il avoit tuéaufli. des canards fauvages , des oies, des mouettes,un faucon , & deux ou trois oifeaux que nos Matelotsappellent Race-horfe.
Ann. 1767.Janvier,
Le 18 , à cinq heures du matin , nous mîmes à lavoile, & a midi, érant à deux milles du rivage, le CapFroward gifoit N. -f E., une pointe de terre N. N. O.,& le Cap Holland O. - S. La latitude en cet endroitétoit , fuivant notre obfervation , 50 d 3' S. , & ledétroit avoit environ fix milles de large. Peu de temsaprès , j’envoyai un canot dans la baie de Snug poury chercher un mouillage ; mais le vent venant de terre,je me tins encore au large toute la nuit. A un mille durivage nous n’avions point de fond à 140 braffes.
Le 19 au matin, le Swallow ayant fait lignai pourmouiller fous le Cap Holland , nous y courûmes, &jettâmes l’ancre à 10 braffes , fur un fond de fableclair. Ayant envoyé les canots plus loin pour fonder,