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pas paru , particulièrement des femmes & des enfans ;
Ann. 1766. que l or fn Ue ce s Américains avoient vu que nos sens
Décemb. A . ^ , , ,, -, • ,
n avoient pas envie de débarquer, ils en avoient montre
beaucoup de chagrin ; que ceux qui avoient été fur levaiflèau s’étoient avancés à gué près du canot, lui fai-fant ligne d’approcher , & prononçant très-haut & àdiverfes reprifes les mots Anglois qu’on leur avoir ap-pris, Anglois, vene^ à terre ; que voyant leurs invita-tions inutiles , ils avoient voulu entrer dans la chaloupe ,& qu’on avoit eu beaucoup de peine k les en empê-cher ; que ces deux Officiers avoient préfenté aux Amé-ricains du pain , du tabac & quelques bagatelles , faifantfigne en même-tems qu’ils défiroient en échange desGuanaques & des Autruches qu’ils voyoient \ maisqu’ils 11e purent jamais fe faire comprendre ; enfin quene pouvant point obtenir de rafraîchiffemens, ils avoientlongé le rivage k la rame pour chercher de l’eàu douce,mais que ne voyant aucune apparence de ruifîèau , ilsétoient revenus k bord,
Le lendemain, k fix heures du matin, nous levâmesl’ancre, le Swallow marchant toujours k l’avant, &â midi nous mouillâmes dans la baie de PoJJ'eJJion,ayant douze braffes d’eau fur un fond de fable net. LeCap de Pojfeffion étoit alors k l’Eft , éloigné de troislieues , les Oreilles — d’Ane k l’Ouefl:, & l’entrée desGoulets au S. O. \ O. Le fond de la baie , qui étoitla terre la plus voifine du vaiffeau , étoit a environ troismilles. Nous vîmes un grand nombre d’Américainsfur le Cap, & le foir de grands feux allumés fur lacôte de la Terre de Feu.
Depuis