du Capitaine Cooic. 339
fant, cîur & brun , conjme le lignum vltœ. L’autre'ala tige grande &: droite , à-peu-près comme le pin, &Je bois, qui a de^ la reftemblance avec le chêne d’A-mérique 3 en eft dur & pefant aufti. Il y a quelquesarbrifl'eaux & plufieurs fortes de palmier ; les palétuvierscroiflent en grande abondance près du fond de labaie. Le pays , autant que nous avons pu le décou-vrir , eft en général uni, bas , & couvert de bois. Lesbois, comme je l’ai déjà remarqué, font remplis d'oi-feaux d’une très-grande beauté , fur-tout de perro-quets ; nous y avons vu des corneilles exa&ement lesmêmes que celles d’Angleterre. Autour du fond du ha-vre , où font de grands bancs de fable & de vafe, ilÿ a beaucoup d’oifeaux aquatiques, dont la plupartnous étoient entièrement inconnus ; un des plus re-marquables étoit noir & blanc , plus gros qu’un cygne,& d’une figure un peu reflemblante à celle du pélican.On trouve fur ces bancs de fable & de vafe de gran-des quantités d'huitres , de moules , de pétoncles &d’autres coquillages ; ils femblent être la principalefubfiftance des habitans, qui vont dans les bas fonds ,avec leurs pirogues, & les pêchent à la main. Nousn’avons pas remarqué qu’ils les mangeaflent crus ; maisils ne vont pas toujours à terre , pour les faire cuire, &ils font fouvent pour cela du feu dans leurs pirogues.Ils ont cependant d’autres moyens de fubfiftance ; ilsprennent quantité de poiffons qu’ils harponnent avecdes fouanes , ou qu’ils pêchent à l’hameçon & à laligne. Tous les habitans que nous avons vus étoiententièrement nuds. Ils ne parodient pas être en grandnombre , ni vivre en fociété ; mais , comme les
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Ann. 17 jo.Mai.