Voyage
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face ; mais on ne l’apperçoit pas fi-tôt en venant duAnn. 1770- Nord. L’entrée a un peu plus d’un quart de mille deMal ‘ laro-e , & fa direction eft O. N. O. 15 our faire voiledans le havre , il faut cotoyer la rive Sud , jufqu a ceque le bâtiment foit cn-dedans d’une petite Ifle ftérilequi eft fous la côte feptentrionale. En-dedans de cetteIlle, la plus grande profondeur de la mer eft de 7brafles, & même il n’y en a que cinq dans un aflezgrand efpace. On trouve à une diftance confidérablede la côte méridionale , un bas-fond qui s’étend depuisla pointe Sud la plus intérieure jufqu’au fond du havre.Vers la côte Nord ôc Nord-Oueft , il y a un canalde douze ou treize pieds à la marée bafle ; ce canal eftde trois ou quatre lieues de long jufqu’k un endroit oùla fonde donne 3 ou 4 brafles \ mais je n’y trouvai quetrès-peu d’eau douce. Nous mouillâmes près de lacôte méridionale k environ un mille au-delà de l’en-trée , afin de pouvoir mettre k la voile avec un ventdu Sud , ôe parce que je penfai que c’étoit la meilleureftation pour faire de l’eau ; mais je trouvai par la fuiteun très-beau courant fur la côte du Nord, dans lapremière anfe fablonneufe qui eft en - dedans del’Ifle , devant laquelle un vaifîeau pourroit mouillerprefqu’entièrement environné de la terre , & s’y pro-curer de l’eau ôc du bois en grande abondance. Il y apar-tout beaucoup de bois ; mais je n’ai vu que deuxefpèces d’arbres qui puiflent être regardés comme boisde conftru&ion. Les arbres font pour le moins aufligrands que le chêne d’Angleterre , 6e j’en vis un qui yreflembloit aflez. C’eft 1 e même qui diftille la gommerouge, pareille au fang de dragon ; le bois en eft pe-