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animaux , ils font difperfés.le long de la côte &dans les bois. Nous n’avons acquis que très - peude connoiffances fur leur manière^ de vivre , parceque nous n’avons jamais pu établir le moindre com-merce avec eux. Après la première conteftation , lorsde notre debarquement, ils ne voulurent plus nous ap-procher d’affez près pour nous parler ; & ils n’ont pastouché à un feul des préfens que nous leur avions laiflésdans les huttes ôc dans les autres endroits qu’ils fré-quentoient.
Pendant mon féjour dans ce havre, j’arborai cha-que jour à terre le pavillon Anglois ; & je fis graverfur un des arbres, près du lieu de l’aiguade, le nomde notre vailfeau avec la date du jour & de l’année oùnous arrivâmes.
L a marée y eft haute fur les huit heures , dans lespleines & les nouvelles lunes ; & le flot s’élève & re-tombe perpendiculairement de quatre à cinq pieds.