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3 (1774)
Entstehung
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335
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du Capitaine Cooic.

Le lendemain au matin , 4, comme le vent ne mepermettoit pas de mettre à la voile, jenvoyai plufieurs Ann. 1770.detachemens à Qerre pour effayer de nouveau sil né-toit pas poflible détablir quelque communication avecles Naturels du pays. Un Officier de ces detachemensqui sétoit écarté fort loin de Tes compagnons, ren-contra un homme très-vieux, une femme & quelquespetits enfants, affis fous un arbre au bord de leau. Ilsne sapperçurent pas mutuellement avant dêtre toutprès les uns des autres. Les Indiens témoignèrent quel-que crainte , mais ils ne tentèrent pas de prendre lafuite. Notre Officier navoit rien à leur donner quunperroquet quil venoit de tuer; il le leur offrit, maisils refusèrent de laccepter; ils fe retiroient en ar-rière par frayeur ou par averfion , à mefure quil ap-prochoit fa main. Il refta peu de tems avec eux; il vitplufieurs pirogues pêcher près du rivage , & comme ilétoit feul , il craignit quelles ne vinfl'ent à terre pourlattaquer. Il dit que ces Infulaires avoient la peau dunbrun très-foncé , fans être noir ; que l'homme &la femme paroiffoient fort âgés puifquils avoient tousdeux les cheveux gris ; que ceux de lhomme étoientépais & fa barbe longue & dure ; que la femme lesportoit courts , & que tous deux étoient entièrementnuds. M. Monkhoufe le Chirurgien & un autre Anglois,qui étoient dun autre détachement envoyé près du lieude laiguade, séloignèrent auffi de leurs compagnons,

& en fortant dun bofquet, ils apperçurent fix Indiensraffemblés a la.diflance denviron cinquante verges.

Un deux prononça un mot dun ton de voix fort élevé,ce qui étoit probablement le lignai de lattaque , car