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du Capitaine Cooic.
Le lendemain au matin , 4, comme le vent ne mepermettoit pas de mettre à la voile, j’envoyai plufieurs Ann. 1770.detachemens à Qerre pour effayer de nouveau s’il n’é-toit pas poflible d’établir quelque communication avecles Naturels du pays. Un Officier de ces detachemensqui s’étoit écarté fort loin de Tes compagnons, ren-contra un homme très-vieux, une femme & quelquespetits enfants, affis fous un arbre au bord de l’eau. Ilsne s’apperçurent pas mutuellement avant d’être toutprès les uns des autres. Les Indiens témoignèrent quel-que crainte , mais ils ne tentèrent pas de prendre lafuite. Notre Officier n’avoit rien à leur donner qu’unperroquet qu’il venoit de tuer; il le leur offrit, maisils refusèrent de l’accepter; ils fe retiroient en ar-rière par frayeur ou par averfion , à mefure qu’il ap-prochoit fa main. Il refta peu de tems avec eux; il vitplufieurs pirogues pêcher près du rivage , & comme ilétoit feul , il craignit qu’elles ne vinfl'ent à terre pourl’attaquer. Il dit que ces Infulaires avoient la peau d’unbrun très-foncé , fans être noir ; que l'homme &la femme paroiffoient fort âgés puifqu’ils avoient tousdeux les cheveux gris ; que ceux de l’homme étoientépais & fa barbe longue & dure ; que la femme lesportoit courts , & que tous deux étoient entièrementnuds. M. Monkhoufe le Chirurgien & un autre Anglois,qui étoient d’un autre détachement envoyé près du lieude l’aiguade, s’éloignèrent auffi de leurs compagnons,
& en fortant d’un bofquet, ils apperçurent fix Indiensraffemblés a la.diflance d’environ cinquante verges.
Un d’eux prononça un mot d’un ton de voix fort élevé,ce qui étoit probablement le lignai de l’attaque , car