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la couleur & de la forme d’une cerife ; fon jus avoitun goût aigrelet & agréable, quoiquil eût peu de fa-veur. Les bois étoient entrecoupés par les plus bellesprairies du monde, il y avoit quelques endroits, maisen petit nombre, dont le fond étoit de rocher. La pierreeft fabionneufe , & on pourroit l’employer avec beau-coup d’avantage pour bâtir. Quand nous retournâmesau bateau , nous apperçûmcs de la fumée fur une au-tre partie de la côte , & nous y allâmes dans l’efpoir derencontrer des Infulaires ; mais ils s’enfuirent a notreapproche ainli que les autres. Nous trouvâmes très-près de la grève fix petites pirogues, fix feux oùon avoit mis griller des moules & quelques huitreséparfes dans les environs. Nous conje&urâmes par-la qu’il y avoit eu dans chaque pirogue un hom-me , qui, ayant pris des poifi’ons à coquille, étoit venuà terre afin de les manger, & que chacun d’eux avoitfait pour cela un feu léparé. Nous goûtâmes de leursmets & nous leur laillâmes en retour des grains deverroterie & d’autres chofes que nous crûmes devoirleur faire plailir. Nous trouvâmes en cet endroitau pied d’un arbre, une petite citerne d’eau doucequi y étoit dépofée par un ruilïèau. Le jour étant alorsfort avancé, nous retournâmes au vailfeau. M. Banksfit le loir une petite excurfion , armé de Ion fufil, & ilvit un fi grand nombre de cailles femblables à cellesd’Angleterre , qu’il auroit pu en tuer autant qu’il l’eûtdéliré j mais il avoit pour objet de découvrir des efpè-ces nouvelles, plutôt quê de rapporcer beaucoup degibier.