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fur lé champ on leur lança du milieu du bois unejaveline qui manqua de les frapper. Dès que les In-diens virent que le coup n’avoit pas pçrté, ils s’enfuirentavec la plus grande précipitation. M. Monkhoufe, entournant autour de l’endroit d’où la javeline avoit étéjettée , découvrit un jeune Indien d’environ dix-neufou vingt ans , qui defcendoit d’un arbre , & qui pritla fuite fi promptement comme les autres , que no-tre Chirurgien perdit l’efpoir de l'atteindre. M. Mon-khoufe penfoit que ces Indiens l’avoient obfervé pendantqu’il traverfoit le bofquet , & que le jeune hommeavoit été mis en fentinelle pour lui décocher la jave-line quand il paflferoit. Quoiqu’il en foit de cette con-je&ure, on ne pouvoir pas douter que la javeline ne fûtpartie de fa main.
L’après - midi, j’allai avec un détachement fur lacôte feptentrionale , & pendant que quelques-uns denos gens pêchoient à la leine , nous parcourûmes quel-ques milles dans l’intérieur du pays , & nous côtoyâmescnluite le rivage. Nous n’y trouvâmes point de bois ;le fol relfembloit un peu à nos terreins marécageuxd’Angleterre. La furface étoit cependant couver-te de broufiailles clair - femées & de la hauteur dugenou : les collines près de la côte font baffes ; maisil y en a d’autres derrière , qui s’élèvent par degrésjufqu’à une diftance confidérable & qui font entre-coupées par des marais. Nous trouvâmes à notre retourau bateau, que nos gens avoienc pris avec la feine ungrand nombre de petits poillons très-connus dans lesIlles d’Amérique, ôc que nos marins appellent Leather-
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