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du Capitaine Cook. 333
fe mirent à chafier près du lieu de l’aiguade , & M.Banks oblerva qu’un des Indiens, dont l’explofion desfufils avoir peut-qtre excité la curiofité , tira fa piro-gue fur la grève & alla vers les chaffeurs. Un quartd’heure après il revint, lança fa pirogue en mer, gagnale large & joignit fes compagnons. Cette circonftancenous fait juger que les'Naturels du pays avoient appris àconnoître la puiffance redoutable de nos armes à feu ,lors même que nous 11e pouvions pas nous en apper-cevoir ; car cet Indien ne fut vu par aucun des chaffeursdont il étoit allé examiner les opérations.
Pendant que M. Banks raffembloit des plantesprès du lieu de l’aiguade, j’allai avec le Doéteur So-lander & M. Monkhoufe , au fond de la baie, afind’examiner cette partie de la côte, &. faire de nouvel-les tentatives pour former quelques liaifons avec lesNaturels du pays. Nous rencontrâmes onze ou douzepetites pirogues qui avoient chacune un homme à bord
qui étoient probablement les mêmes que nous vîmesenfuite vers la grève ; elles fe retirèrent toutes fur lerivage à- notre approche. Nous trouvâmes d’autres In-diens à terre la première fois que nous débarquâmes ;ils détachèrent à l’inftant leurs pirogues de ramèrentvers un autre endroit. Nous allâmes à quelque diftancedans l’intérieur du pays , dont la furface étoit allezreffemblante à celle que nous avons déjà décrite ; maisle fol étoit beaucoup plus riche , car au lieu de fableil y avoit un terreau profond de noir que je jugeaitrès - propre à produire des grains de toute efpèce.Nous vîmes dans les bois un arbre portant un fruit de
Ann. 1770,Mai.