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3 (1774)
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332
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332. Voyage

der y cueillirent plufieurs plantes; mais nous ne vîmes^ -/ 7 - dailleurs rien qui fût digne de remarque. En entrantdans les bois , nous rencontrâmes jrbis des Naturelsdu pays qui senfuirent a 1 inflant. Quelques-uns denos gens en virent un plus grand nombre qui difpa-rurent tous en grande hâte , dès quils sapperçurentqu'ils étoient découverts. La hardieffe de ces peupleslors de notre premier débarquement , & la terreurdont ils étoient faifis par la fuite en nous voyant, nous fit penfer que nos armes à feu les avoient fort intimidés.Nous navions pas lieu de croire que nous leur eufhonsfait beaucoup de mal par les coups de fufil chargésà petit plomb , que nous fûmes obligés de tirer fur euxquand ils nous attaquèrent en fortant de nos bateaux;mais, en nous obfervant enfuite des endroits ils fecachèrent, ils en reconnurent probablement les effetsfur les oifeaux quils nous virent tuer. Tupia, qui étoitdevenu un bon tireur, sécartoit fouvent de nous pourchaffer aux perroquets ; il nous dit avoir rencontré unefois neuf Indiens qui senfuirent frappés de crainte &avec beaucoup de defordre, dès quils sapperçurent quilles voyoit.

; Le lendemain ,3 , douze pirogues, qui avoient cha-cune à bord un feul Indien , vinrent à un demi milledu lieu de laiguade, elles relièrent pendant un temsconfidérable. Ces Infulaires étoient occupés à harpon-ner du poifîon , & ils paroiffoient li attentifs à ce quilsfaifoient, ainfi. que les autres que nous avions vus au-paravant , quils ne fembloient pas prendre garde àautre chofe. Il arriva que quelques-uns de nos gens