23o Voyage
bois qui avoienc été abattus par les Naturels du paysAnn. 1770. avec un infiniment émouffé, & d’autres dont ils avoientMai ‘ ôté l’écorce. Il n’y avoit pas beaucoup d’efpèces diffé-rentes de ces arbres ; nous en vîmes un grand qui diftil-loit une gomme affez femblabîe au fang de dragon \ onavoir fait des entailles dans quelques-uns , a environtrois pieds de diflance les unes des autres, pour y pou-voir grimper commodément.
Nous revinmes de cette excurfion entre trois &quatre heures, & après avoir dîné à bord , nous retour-nâmes â terre au lieu de l’aiguade , où un détachementde matelots rempliffoit nos futailles. M. Gore , monfécond Lieutenant, avoit été envoyé le matin dans unbateau pour pêcher des huitres au fond de la baie \lorfqu’il eut exécuté cette commiflion, il débarqua,& ayant pris avec lui un Officier de poupe, il fe miten marche pour joindre par terre ceux de nos gens quifaifoient de l’eau. Il rencontra dans fon chemin unetroupe de vingt-deux Indiens qui le fuivirent & quifouvent n’étoient pas éloignés de lui de plus de vingtverges. Quand M. Gore s’apperçut qu’ils étoient fi près,il s’arrêta & fe retourna vers eux , fur quoi ils s’arrê-tèrent auffi ; & lorfqu’il fe remit en route , ils conti-nuèrent à le fuivre. Ils ne l’attaquèrent pourtant pasquoiqu’ils fufTent tous armés de lances, & lui, ainfique l’Officier de poupe , arrivèrent fains & faufs aulieu de l’aiguade. Les Indiens , qui avoient ralenti leurpourfuite lorfqu’ils apperçurent le détachement de nosgens , firent halte à la diflance d’environ un quart demille, où ils relièrent fans avancer. M. Monkhoufe &
IV ' 1
rent ><méra ' 1
retrait
ger q
diens
décoc
de vi
gens,
ges, (
recouv
malTci
où el
comir
ce mi
voula
pion:
mal, 1
quesî
ne pu
nous
ques-
ce q u ’
Le<î l 'e aPenda/Vs |Sud. }