du Capitaine Cook. 319
Les arbres font grands , droits , fans brouffailles au-defl'ous, & placés à une telle diftance l’un de l’autre, quetoute la campagft^, fi l’on en excepte les endroits oùles marais y rendent le labourage impollible , pourroitetre cultivée fans les abattre. Outre les arbres , le fond,eft couvert d’une grande quantité de galon qui y croîten touffes , ferrées les unes près des autres & qui fontaulli grolfes que la main en pourroit contenir. Nous vî-mes plufieurs mailons des habitans & des endroits où ilsavoient couché en plein air ; nous n’apperçûmes qu’unfnlulaire & il s’enfuit au moment qu’il nous découvrit.Nous lailTàmes pourtant des préfents , efpérant qu’àla fin nous gagnerions par-là leur confiance & leuramitié. Nous apperçûmes de loin & en pafiant unquadrupède qui étoit à-peu-près de la grofleur d’unlapin. Le chien de M. Banks le vit, &c il l’auroit pro-bablement attrapé , fi , au moment qu’il fe mit à lepourfuivre, il ne s’étoit pas bielle la jambe contre untronçon d’arbre caché dans de la grande herbe. Nousrencontrâmes enluite la fiente d’un animal quifenour-rifîoit d’herbes, & que nous jugeâmes être au moinsde la grofleur d’un dain. Nous trouvâmes aufli lestraces d’un autre animal qui avoit les pattes commecelles au chien & qui fembloit être à-peu-près de lagrofleur d’un loup , 6c celles d’un troifilme animal pluspetit, dont le pied reflèmbloit a celui d'un putois oud une belette. Les arbres étoient remplis d’un grandnombre d’oifeaux de différentes efpèces , parmi lefquelsil y en avoit plufieurs d’une très-grande beauté , &en particulier des loriots &c des catacouas qui voloienten troupes très nombreufes. Nous trouvâmes quelquesTome III, T t
Ann 1770.Mai.