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grande vivacité. Ils nous lancèrent une pierre, fur quoij’ordonnai de lâcher un fécond coup de fufil chargéà petit plomb , qui atteignit aux ^afnbes le plus âgéde ces Indiens : il s’enfuit fur le champ à une des ha-bitations, qui étoit éloignée d’environ cent verges. J’ef-pérois que notre conteflation étoit finie, & nous noushâtâmes de débarquer. Nous étions à peine fortis dubateau , que le bleffé revint , & nous nous apper-çumes qu’il n’avoit quitté le rocher qu’afin d’allerchercher une efpèce de bouclier pour fa défenfe. Dèsqu’il fut de retour, il nous décocha une javeline , &fon camarade en lança une autre ; elles tombèrent aumilieu de nous , mais heureufement elle ne blefsèrentperfonne. Nous tirâmes un troifieme coup de fufilchargé à petit plomb, fur quoi ils jettèrent une autrejaveline , & s’enfuirent enfuite tous deux. Si nous lesavions pourfuivis, nous en aurions probablement prisun ; mais M. Banks nous fit penfer que les lancespouvoient être empoifonnies, & je ne crus pas qu’il fûtprudent de nous hafarder dans les bois. Nous allâmesalors dans les huttes, ôc nous trouvâmes les enfans quis’étoient cachés derrière un bouclier & des écorces :après les avoir examinés, nous les laifsâmes dans leurretraite fans leur faire appercevoir qu’ils avoient étédécouverts ; & en quittant la maifou nous y mîmesquelque verroteries , des rubans , des morceaux d’é-toffe & d’autres préfents par lefquels nous efpérionsgagner l’amitié de ces habitans, lorfqu’ils reviendroient ;mais nous emportâmes environ cinquante lances quenous y avions trouvées : elles ont de fix à quinze piedsde longueur , avec quatre branches comme celles des