du Capitaine Cook. 315
fouanes, dont chacune eft très-pointue & armée d’unos de poiflTon. Nous remarquâmes qu’elles étoient bar-bouillées d’une -fubftance vifqueufe de couleur verte ,ce qui nous confirmoit dans l’opinion qu’elles étoientempoifonnées ; mais nous reconnûmes par la fuiteque cette conjecture étoit fauiïe. Il nous parut que lesIndiens s’en étoient fervi pour prendre du poiffon ,attendu qu’elles portoient encore des plantes marines. Lespirogues que nous examinâmes fur le rivage étoient lesplus mal travaillées de toutes celles que nous avions vuesjufqu’alors ; elles avoient de douze à quatorze pieds delong, & étoient faites d’une feule pièce d’écorce d’arbrejointe & attachée aux deux bouts ; le milieu reftoitouvert , au moyen de quelques bâtons mis en traversdans l’intérieur depuis un des côtés jufqu’k l’autre. Nouscherchâmes de l’eau douce , & nous n’en trouvâmesque dans un petit trou qui avoit été creufé dans lefable. . - , .
Après nous être rembarque's dans notre bateau,nous portâmes les lances à bord du vaiffeau. Nousallâmes alors vers la pointe feptentrionale de la baieoù nous avions vu plufieurs Naturels du pays lorfquenous y étions entrés ; mais elle étoit entièrement déferte.Nous y découvrîmes de l’eau douce , qui fortoit desfommets des rochers & tomboit en bas dans une mare ;mais nous ne pûmes pas en tirer facilement pournotre ufage.
J’envoyai, le matin du 29, un détachement dematelots à cet endroit de la côte où nous avions dé-barqué d’abord. Je leur ordonnai de creufer des trous