du Capitaine Cook. 319
contenir. Je m’embarquai donc , accompagné feulementde MM, Banks & Solander , de Tupia & de quatrerameurs, & nous voguâmes vers l’endroit de la côte oùétoient rafi’emblé '5 les Indiens : il y avoit près d’euxquatre petits canots au bord de la mer. Les Indienss’aiïirent fur les rochers, & fembloient attendre notredébarquement ; mais , à notre grand regret, ils s’en-fuirent dans les bois, dès que nous fûmes à un quartde mille d’eux. Nous perfiftâmes pourtant dans ledefiein d’aller à terre pour tâcher d’obtenir une entre-vue avec eux; mais nous trouvâmes une fi grandehoul^e, brifant fur chaque partie du rivage, qu’il nousfut to-ut-à-fait impoffible de débarquer avec notre pe-tit bateau. La nécefiité nous obligea de nous borner àexaminer les objets que nous appercevions de la mer.Les pirogues , vues de plus près , nous parurent ref-fembler beaucoup aux plus petites de la Nouvelle-Zélande. Nous remarquâmes qu’il n’y avoit point debrouflailles parmi les arbres répandus fur la côte, lefquelsn’étoient pas fort gros ; nous reconnûmes plufieurs deces arbres pour des palmiers & quelques-uns pour des.paîmiftes ; après un examen qui ne fit qu’exciter notrecuriofité, au lieu de la fatifaire, nous fûmes contraintsde retourner fort mécontents au vaifîeau ; & fur lescinq heures du foir , nous arrivâmes à bord. Nouseûmes alors calme, & notre fituation n’étoit point dutout agréable. Nous étions tout au plus à un mille &demi de la côte , & en - dedans de quelques brifansqui font fitués au Sud ; mais heureufement une brifelégère s’éleva de terre & nous mit hors de danger.Nous portâmes avec cette brife au Nord, & le 28, à
Ann. 1770.Avril.