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3 (1774)
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318
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318 Voyage

gués jufquà une heure du matin ; il séleva alors unebrife de terre, avec laquelle nous gouvernâmes au N.E., ayant alors 38 brafles deau. înidi, elle fautaau N. E. ( N., nous étions au 34 d 10' de latitude S.& au 208 d 27' de longitude O. ; la terre qui sétenddu S. 37 d O. au N. 4 E. étoit à environ cinq lieuesde diftance : il y a dans cette latitude quelques rochesblanches, qui sélèvent perpendiculairement de la merà une hauteur confidérable. Nous prîmes le large;nous virâmes enfuite , & nous courûmes fur la terrejufquà fix heures ; nous en étions éloignés dans cemoment- de quatre ou cinq milles, & la fonde don-noit 50 brafles. Les dernieres terres couroient du S28 d O. au N. 25 d 30' E. ; nous revirâmes & prîmesle large une fécondé fois jufquà minuit; enfuite nousvirâmes de bord & portâmes vers la côte jufquà qua-tre heures du matin, du 27, nous fîmes une bor-dée au large jufquà la pointe du jour ; pendanttout ce tems , la variation des vents nous fit dériver.Nous reliâmes à la diftance denviron quatre ou cinqmilles de la côte, jufquà laprès-midi, & nous nen étionsplus éloignés que de deux milles , lorfque je mis enmer la pinafte & lefquif pour tâcher de débarquer ;mais la pinafte faifoit tant deau que je fus obligéde la faire remonter à bord. Nous vîmes plufieurshabitans marcher à grands pas fur la côte, ôc qua-tre dentreux portoient un petit canot fur leursépaules. Nous nous flattions quils alloient le lancerà leau pour sapprocher de notre vaifleau ; nous fû-mes bientôt détrompés , & je réfolus daller à terredans lefquif avec autant dhommes quil en pourroit