zy 6 Voyage
r—“ , * g ‘ ,n l es hommes, les femmes & les enfans s’attroupoientAnn. 1770. autour de nous , ou pour fatisfaire leur curiofité , ou
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ars ' pour acheter quelques-unes des précieufes marchan-dées que nous portions avec nous, & qui confiftoientprincipalement en clous, papiers & morceaux de verre.
Religion. O n ne doit pas fuppofer que nous ayions pû acqué-rir des connoilfances très-étendues fur la religion deces peuples ; ils reconnoifient l’influence de plufleursêtres fupérieurs , dont l’un efl fuprême & les autresfubordonnés ; ils expliquent à-peu-près de la mêmemaniéré que les Otahitiens, l’origine du monde & laproduction du genre-humain. Tupia cependant fem-bloit avoir fur ces matières de plus grandes lumiè-res qu’aucun des habitans de la Nouvelle-Zélande ; &lorfqu’il étoit difpofé à les inftruire , ce qu’il faifoitquelquefois par de longs difeours, il étoit sûr d’avoirun nombreux auditoire qui l’écoutoit avec un fllencefi profond, avec tant de refpeèt & d’attention, que nousne pouvions pas nous empêcher de leur fouhaiter unmeilleur prédicateur.
Nous n’avons pas pu favoir quels hommages ilsrendent aux Divinités qu’ils reconnoifient; mais nousn’avons point vu de lieux deftinés au culte public,comme les Morais des Infulaires de la mer du Sud.Cependant nous avons apperçu près d’une plantationde patates douces, une petite place quarrée, environ-née de pierres, & milieu de laquelle on avoit drefle undes pieux pointus qui leur fervent de bêche & auquelétoit fufpendu un panier rempli de racines de fougère.
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