du Capitaine Cook. 295
dans d’autres, les chefs étoient des hommes âgés. Nousavons appris cependant que dans quelques diflriétsl’autorité des chefs étoit héréditaire.
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Les petites fociétés que nous trouvâmes dans lesparties méridionales de la Nouvelle-Zélande fembloientavoir plufieurs chofes en commun , & en particulierleurs belles étoffes & leurs filets de pêche. Elles confer-voient leurs étoffes , qui étoient peut-être des dépouillesde guerre, dans une petite hutte, conftruite pour ceteffet au milieu du bourg. Dans prefque toutes lesmaifons, nous vîmes des hommes travailler aux filets,dont ils raffembloient enfuite les différentes partiespour les joindre enfemble. Les habitans de la Nou-velle-Zélande femblent faire moins de cas des femmesque les Infulaires de la mer du Sud, & telle étoit l’opi-nion de Tupia,qui s’en plaignoit comme d’une affrontfait au fexe. Nous remarquâmes que les deux fexesmangeoient enfemble, mais nous ne favons pas aveccertitude la maniéré dont ils partagent entr’eux lestravaux. Je fuis porté à croire que les hommes la-bourent la terre, font des filets, attrapent des oifeauxvont dans les pirogues pour pêcher ; & que les fem-mes recueillent la racine de fougere , raflémblentprès de la grève les écreviffes de mer & les autres poif-fons à coquille, apprêtent les alimens & fabriquentl’étoffe : telles étoient du moins leurs occupations ,lorfque nous avons eu occafion de les obferver, cequi nous efl arrivé rarement; car en général, par-toutoù nous allions, notre vifice faifoit un jour de fête;
Ann. 1770.Mars.