du Capitaine Cook. 297
En queftionnant les Naturels du pays fur cet objet,ils nous dirent que c’étoit une offrande adreflée à leursdieux , par laquelle on efpéroit les rendre plus pro-pices & obtenir d’edC une récolte abondante.
Ann. 1770.Mars.
Nous ne pouvons pas nous former une idée pré- Morts,cife de la manière dont ils difpoleut de leurs morts.
Les rapports qu’on nous a laits lur cet objet, ne fontpoint d’accord. Dans les parties feptentrionaîes de laNouvelle Zélande, ils nous dirent qu’ils les enterroient,
& dans la partie méridionale , nous apprîmes qu’onles jettoit dans la mer. Il eft fûr que nous n’avonspoint vu de tombeaux dans le pays , & qu’ils affec-toient de nous cacher, avec une elpèce de lecret mys-térieux , tout ce qui eft relatif a leurs morts. Maisquels- que Soient leurs cimetières , les vivans (onteux-mêmes des efpèces de monuments de deuil. A peineavons-nous une feule perfonne de l’un ou l’autre fexedont le corps n’eût pas quelques cicatrices des bleffu-res qu’elle s’étoit faites comme un témoignage de fadouleur pour la perte d’un parent ou d’un ami. Quel-ques-unes de ces bleffures étoient fi récentes que le fangn’étoit pas encore entièrement étanché, ce qui prouveque la mort avoit frappé quelqu’un fur la côte pen-dant que nous y étions. Cela étoit d’autant plus extraor-dinaire, que nous n’avions point appris qu’on eût faitaucune cérémonie funéraire. Quelques-unes de ces ci-catrices étoient très-larges & très-profondes, & nousavons trouvé plufieurs habitans dont elles défiguroiencle vifage. Nous avons encore oblervé dans ce pays unJ orn e III . Pp