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du Capitaine Cook. Î91
vages pauvres & errans dans un pays à jnoitié défert.
Nous crûmes que leurs airs étoient à pluiieurs parties ; A Mars 7 " 0 'du moins eft-il certain qu’ils étoient chantés par plu-fieurs voix enfemble.
Ils ont des inftrumens fonores , mais on peut àpeine leur donner le nom d’inftrumens de muftque :l’un eft la coquille appellée la trompette de Triton ,avec laquelle ils font un bruit qui n’eft pas différentde celui que nos bergers tirent de la corne d’un beuf.
L’autre eft une petite flûte de bois reflemblant à unequille d’enfant , mais beaucoup plus petite , & auflipeu harmonieufe que le fifflet que nous appelions pea-whijlle. Ils ne paroiffent pas regarder ces inftrumenscomme fort propres à la mufique ; car nous ne lesavons jamais entendu y joindre leurs voix ni en tirerdes fons mefurés qui enflent la moindre reflemblanceavec un air.
Après ce que j’ai déjà dit fur l’ufage où font cesIndiens de manger de la chair humaine , j’ajouteraifeulement que dans prefque toutes les anfes où nousdébarquâmes, nous avons trouvé des os humains encore »couverts de chair , près des endroits où l’on avoit fait dufeu , & que parmi les têtes qui furent apportées àbord par le vieillard , quelques-unes fembloient avoirdes yeux & des ornemens dans leurs oreilles , com-me fi elles euflent été vivantes. Celle que M. Banksacheta lui fut vendue avec beaucoup de répugnance.
Elle paroifloit évidemment avoir été celle d’un jeunehomme d’environ quatorze ou quinze ans , & par lescontufions que nous apperçûmes à l’un des côtés,
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