du Capitaine Cook. 279
bouillir de Peau , ils n’ont d’autre manière d’apprêterles alimens que de les cuire dans une efpèce de fourou de les rôtir. Ils font des fours femblables à ceuxdesTnfulaires des rrnîfs du Sud ; & nous 11’avons rienà ajouter à la defcription qui a déjà été donnée de leurmanière de rôtir les alimens, linon que la longue bro-che à laquelle ils attachent la viande, eft placée obli-quement vers le feu ; pour cela , ils engagent l’extré-mité de la broche fous une pierre, & ils la foutiennentà - peu - près dans le milieu avec une autre ; félonqu’ils approchent plus ou moins de l’extrémité cettefécondé pierre , ils augmentent ou diminuent commeil leur plaît, le dégré d’obliquité de la broche.
J’ai obfervé ailleurs qu’au Nord de la Nouvelle-Zélande , il y a des plantations d’ignames , de pommesde terre & de cocos ; mais nous n’en avons point vude pareilles au Sud. Les habitans de cette partie dupays doivent donc vivre uniquement de racine de fou-gère & de poiffon , fi l’on en excepte les relfourcesaccidentelles < 5 c rares qu’ils peuvent trouver dans lesoifeaux de mer & les chiens. Il eft certain qu’ils nepeuvent pas fe procurer de la fougère & du poiffondans toutes les faifons de l’année , puifque nous enavons vu des provifions sèches mifes en tas , & puif-que quelques-uns d’eux témoignèrent de la répugnanceà nous en vendre , fur-tout du poiffon , lorfque nousavions envie d’en acheter pour l’embarquer. Cette cir-conftance paroît confirmer le fentiment où je fuis quece pays fournit à peine à la fubfiftance de fes habi-•tans , que la faim porte en conféquence à des hoftilités