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3 (1774)
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278
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2.78 Voyage

r*.mais nous navons pas pu (avoir à quel ufage elle

Ann. 1770. avo i t été commencée, & pourquoi on ne lavoit pointMars. r . r

finie.

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Quoique ces Peuples foient affez bien défendus delinclémence du tems dans leurs habitations, lorfquilsfont des excurfions pour chercher des racines de fou-gère , ou pêcher du poiflon , ils paroiffent ne sem-barrafier en aucune manière davoir un abri. Ils senfont quelquefois un contre le vent ; dautres-fois ils neprennent pas même cette précaution ; ils couchentfous des buiffons avec leurs femmes & leurs enfans,leurs armes rangées autour deux , ainfi que je laidéjà décrit. La troupe de quarante ou cinquante In-diens que nous vîmes à la baie de Mercure , dans undidriêfc que les Naturels du pays appellent Opoorage ,ne conftruifit jamais le moindre abri pendant quenous y étions , quoique la pluie tombât quelquefoispendant vingt-quatre heures fans difeontinuer.

Alimens. Nous avons déjà fait lénumération de ce qui corn*pofe leurs alimens. La racine de fougère eft le prin-cipal ; elle leur fert de pain ; elle croît fur les col-rlines, & ced à peu près la même que celle que pro-duifent les communes élevées dAngleterre , & quonappelle indifféremment en Anglois Fern , Bracken , ouBrakes. Les oifeaux quils mangent les jours de régal,confident fur-tout en pingoins , albatrofs , & en unpetit nombre dautres efpèces dont on a parlé dans lecours de cette relation.

Cuifine. C o jM m e ils nont point de vafe ils puiffent faire