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Capitaine Cook. 171
taches, mêlé avec de l’huile, qui refte toujours humide ;aufli n’étoit-il pas poftible de les toucher fans rem-porter des marques |3e peinture, de forte que les per-sonnes de notre équipage qui donnoient-quelques bai-fens aux femmes du pays , en portoienc les traces ,empreintes fur le vifage.
Ann. 1770,Mars.
L’habillement d’un habitant de la Nouvelle-Zélande eft, au premier coup-d’œil d’un étranger , leplus bifarre & le plus grolîier qu’on puilfe imaginer. Ileft compolé des feuilles d’une efpèce de glayeul, décritparmi les productions végétales de ce pays : ils cou-pent ces feuilles en trois ou quatres bandes , & ,lorlqu’elles font fèches , ils les entrelaffent les unesdans les autres, & en forment une efpèce d’étoffe quitient le milieu entre le rozeau & le drap : les boutsdes feuilles , qui ont huit ou neuf pouces , s’élè-vent en faillie à l’endroit de 1 étoffe, comme la pelu-che ou les nattes qu'on étend fur nos elcaliers. Il fautdeux pièces de cette étoffe , fi on peut lui donner cenom , pour un habillement complet : l’une eft atta-chée fur les épaules avec un cordon , & pend juf-qu’aux genoux : ils attachent au bout de ce cordonune aiguille d’os , qui pafîe aifément à travers les deuxparties de ce vêtement de deflus & les joint enfemble:l'autre pièce eft enveloppée autour de la ceinture &pend prefque à terre. Les hommes ne portent pour-tant que dans des occafions particulières cet habit dedeffous ; mais ils ont une ceinture à laquelle pend unepetite corde deftin e à un ufage très - lingulier. LesInfulaires de la mer du Sud le fendent le prépuce.