du Capitaine Cook. 169
des plumes d’oifeaux de différentes manières & fuivant vrr~::~±r L lleur caprice. Tl y en a qui les font avancer en pointe 1770.de chaque côté des joues, ce qui rendoit à nos yeuxleur figure difforme. Quelques-unes des femmes por-tent leurs cheveux courts, & d’autres les laiffent flotterfur leurs épaules.
Les corps des deux fexes font marqués des tachesnoires , nommées Amoco ; ils emploient pour cela lamême méthode dont on fe fert à Otahiti , & qu’on yappelle Tattow ; mais les hommes ont un plus grandnombre de ces marques que les femmes : celles-ci nepeignent en général aucune partie de leurs corps , fi.ce n’efl: les lèvres ; cependant quelques - unes avoientailleurs de petites taches noires. Les hommes, au con-traire , femblent ajouter quelque chofe toutes les an-nées à ces bizarres ornemens ; de forte que plufieursd’entr’eux qui paroiffoient d’un âge avancé étoientprefque couverts de ces taches , depuis la tête juf-qu’aux pieds. Outre YAmoco , ils portent d’autresmarques extraordinaires , qu’ils s’impriment fur lecorps , par un moyen que nous ne connoifl'ons pas :ce font des filions d’environ une ligne de profondeur& d’une largeur égale , tel qu’on en apperçoit furun jeune arbre d’un an , où l’on a fait une incifion. Lesbords de ces filions font dentelés, toujours en fuivantla même méthode , & devenus parfaitement noirs ilspréfentent un afpeét effrayant. Le vifage des vieillardseft prefque entièrement couvert de ces marques ; lesjeunes gens ne noirciffent que leurs lèvres, comme lesfemmes ; ils ont communément une tache noire fur