ij6 Voyage 4
zL ±~‘- .: — . ~y extrêmement dur & pefant, & excellent pour tous les ^
Ann. 177^ ouvrages de moulin : on trouve un autre arbre très- , ^
élevé & très-droit qui croît dans les marais ; il eft allez
épais pour en faire des mâts de vtfiffeaux quelque forts &
qu’ils foient, & fi l’on peut en juger par le grain , il paroîc b
trçs-folide. J’ai dit plus haut que notre charpentier no
penfoit que cet arbre reffemble au pin ; il eft probablequ’on peut le rendre plus léger en l’entaillant, & alorson en feroit les plus beaux mâts du monde; il a unefeuille aflez reffemblante à celle de l’if, & il porte desbaies dans de petites touffes.
La plus grande partie du pays eft couverte de ver-dure: quoiqu’il ne s’y trouve pas une grande variété deplantes, nos Naturaliftes furent très-fatisfaits de la quan-tité d’efpèces nouvelles qu’ils découvrirent. D’environquatre cent efpèces qui ont été décrites jufqu’à préfentpar les Botaniftes, ou que nous avon? vues ailleurs pen-dant le cours de ce voyage, nous n’y avons trouvé quele chardon, la morelle des Indes, une ou deux efpècesde gramcn & les mêmes que celles d’Angleterre , deuxou trois fortes de fougère femblable à celle des Iflesde l’Amérique, & un petit nombre de plantes qu’onrencontre dans prefque toutes les parties du monde.
On y trouve peu de végétaux comeftibles ; maisnotre équipage , après avoir été long-tems en mer,mangea , avec autant de plaifir que d’utilité , ducéleri fauvage & une efpèce de creffon qui croît engrande abondance fur toutes les parties de la côte.N ous avons auffi rencontré une ou deux fois uneplante femblable à celle que les gens de la campagne
appellent