du Capitaine Cook. 15 $
Nous avions aufîï un poiffon que Frezier , dans fon '" r ..
voyage au Continent Efpagnol de l’Amérique méri- I77 °’dionale, a décrit fous les noms d’ Eléphant , de Pejegallo,ou Poijfon-Coq , & dont nous mangeâmes de très-boncœur la chair , quoique peu délicate. Nous y avonsaufli trouvé plufieurs efpeces de rayes ou de pafte-nades qui font encore moins délicates que Véléphant]mais nous avons eu en revanche différentes fortes dechiens de mer , tachetés de blanc , qui ont une faveurexadement femblable à celle de nos meilleures rayes,mais beaucoup plus agréable ; enfin, un poiffon platqui reffemble aux foies & aux carrelets, des anguil-les & des congres de différentes efpeces , plufieursautres que les navigateurs qui vifiteront par la fuitecette côte ne manqueront pas d’y trouver , & en outrebeaucoup de poiffons à coquille , & en particulier desclams , des pétoncles & des huitres.
Les arbres occupent le premier rang parmi les pro- Arbres,plan-duélions végétales de ce pays ; il s’y trouve des forêts tes,&c.d’une grande étendue , remplies de bois de charpenteles plus droits , les plus beaux & les plus gros quenous ayons jamais vus. La grofîèur, le grain & la duretéapparente de ces bois les rendent propres pour touteefpèce de bâtiment , & même pour tout ouvrage,fi l’on en excepte la mâture : j’ai déjà obfervé que pource dernier ufage ils font trop durs & trop pefans. Ily a un arbre en particulier qui , lorfque nous étions furla côte, fe faifoit diftinguer par une fleur écarlate quifembloit être un affemblage de plufieurs fibres ; il efl:à-peu-près de la grofîèur d’un chêne ; le bois en eft