du Capitaine Cook. 253
même faut-il regarder comme des nageoires leurs aileselles-mêmes , dont ils fe fervent feulement pour plon-ger, & non pour accélérer leur mouvement , mêmelorfqu’ils fe pofent lur la furface de l’eau.
Les infedes n’y font pas en plus grande abondanceque les oifeaux ; ils fe réduifent k un petit nombrede papillons & d’efcarbots ; k des mouches de chairtrès-reflemblantes k celles d’Europe; & k des efpècesde mofquites & de mouches de fable , qui font peut-être exadement les mêmes que celles de l’Amériquefeptentrionale. Nous n’avons cependant pas vu beau-coup de mofquites & de mouches de fable, qui fontregardées avec raifon comme une malédidion danstout pays où elles abondent. Il eft vrai que nous entrouvâmes un petit nombre dans prefque tous lesendroits où nous allâmes à terre ; mais elles nouscaufèrent fi peu d’incommodité, que nous ne fîmespas ufage des précautions que nous avions imaginépour mettre nos vifages à l’abri de leurs piquures.
Si les animaux font rares fur la terre, on en trouveen revanche une très-grande quantité dans la mer ;toutes les criques fourmillent de poiffons très-fains &d’un goût aufîi agréable que ceux d’Europe. Par-toutoù le vaiffeau mettoit k l’ancre , & dans tous les en-droits qu’un vent léger nous fai foit dépafier, fur-toutau Sud , nous pouvions avec la ligne & l’hameçon en pê-cher aflez pour en fervir k tout l’équipage. Quand nousmouillions, la ligne nous en procuroit près des rochersune abondante provifion, & avec la feine nous en pre-
Ann. 1770.Mars.
PoiflonSy