% 51 V O Y A G4
de tête , nous n’en avons remarqué aucun qui fût revêtu'de leurs peaux. On trouve auflj des baleines fur cettecôte ; mais les Infulaires ne femblent pas avoir desinftrumens ou des fecrets pour les prendre ; cependantnous avons vu des Patou-patous faits d’os de baleine ,ou de quelqu’autre animal dont l’os avoit exactementla même apparence.
Les efpeces d’oifeaux qu’on trouve dans la Nou-velle - Zelande , ne font pas en grand nombre , & fil’on en excepte la mouette, peut-être n’y en a-t-ilpoint qui foient exactement les mêmes que cellesd’Europe. Il eft vrai qu’il y a des canards & des cor-morans de plufieurs fortes , & qu’ils font allez ref-femblans à ceux d'Europe, pour être appelles du mêmenom par les perfonnes qui ne les ont pas examinésavec beaucoup d’attention, il y a aufii des faucons, deschouettes & des cailles qui, à la première vue, diffe-rent très-peu de ceux d’Europe ; & plufieurs petitsoifeaux dont le chant, ainfi que nous l’avons déjàdit dans le cours de cette narration , eft beaucoupplus mélodieux qu’aucun de ceux que nous ayons ja-mais entendus.
On voit de tems en tems fur la côte de la mer plu-fieurs oifeaux de l’océan, & en particulier, des a!~batrofs , des fous, des pintades, & un petit nombred’autres que Sir Jean Narborough a nommés Pen-goins , & qui font ce que les François appellentNuance , & femblent être une efpece mitoyenne entrel’oifeau & le poiffon ; car leurs plumes, fur-tout cellesde leurs ailes, différent peu des écailles ) peut-être