du Capitaine Cook. xji
point de bois, eft en général léger, mais fertile, &fuivant l’opinion de MM. Banks & Solander, ainfi quedes autres perfonnes éclairées de l’équipage , toutes lesgraines , plantes &c fruits d’Europe y viendroient avecle plus grand fuccès. Les végétaux qu’on y trouve nousont fait croire que les hyvers y font plus doux qu’enAngleterre ; nous avons reconnu que l’été n’y étoit pasplus chaud , quoique la chaleur fût plus uniforme ;de forte que li les Européens formoient un établiftemencdans ce pays , il leur en coûteroit peu de foins & de tra-vaux pour y faire croître en grande abondance toutce dont on a befoin.
Excepté les chiens & les rats, il n’y a point dequadrupèdes dans ce pays ; du moins nous n’en avons pasvu d’autres, & les rats font même en fi petit nombre, queplufieurs de nos gens n’en ont jamais apperçu un feul.Les chiens vivent avec les hommes, qui les nourrifîentuniquement pour les manger ; il fe peut , a la vérité,qu’il y ait des quadrupèdes que nous n’ayons pas dé-couverts ; mais cela n’eft pas probable : en effet l’ob-jet principal de la vanité des Naturels du pays , parrapport à leur habillement, eft de fe revêtir des peaux& de la fourrure des animaux qu’ils ont ; or nousne leur avons jamais vu porter la peau d’aucun ani-mal que celle des chiens & des oifeaux. Il y a desveaux marins fur la côte , & nous avons découvert unefois un lion de mer; mais nous croyons qu’on en prendbien rarement ; car quoique nous ayons vu quelquesNaturels porter fur leur poitrine & eftimer beaucoupdes dents de ces poiffons, travaillées en forme d’aiguilles
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Ann. 1770.Mars.
Quadrupè-
des.