14 2 - Voyage
trente pièces d’eau vuides, ]e ne pouvois pas partir fansn. 1770- les remplir. Je gouvernai donc autour de IMe, & j’en-v *‘ irs ' irai dans une baie, qui eft fituée entre le canal de laReine Charlotte & cette Ifle ; j’£n laiffai trois autresqui fe trouvent au-deffous de la côte occidentale, àtrois ou quatre milles de l’entrée , ôe à notre tri-bord. Pendant cette route, nous eûmes toujours lafonde à la main, & elle nous rapporta de 40 a 12braffes. A fix heures du foir, nous mîmes à l’ancrepar 11 braffes fond de vafe, au-deffous de la côte• Oueft, dans la fécondé anfe fituée en dedans des troisIfles. Le lendemain , 28, dès qu’il fut jour, je prisun bateau & j’allai à terre pour chercher une aiguade& un lieu convenable pour le vaiffeau , & je trouvail’un & l’autre à ma grande fatisfa&ion. Dès que levaiffeau fut amarré , j’envoyai un Officier à terre pourfaire la garde au lieu de l’aiguade , & je dépêchai lecharpentier avec fes gens pour couper du bois , tandisque la chaloupe étoit occupée à débarquer les futailles. vuides.
Nous travaillâmes ainfi jiifqu’au 30, quand levent paroiffant fe fixer au S. E. , & nos provifionsd’eau étant a-peu-près complettes, je fis touer le vaif-feau hors de l’anfe, afin d’avoir plus de place pourremettre à là voile, & à midi je m’embarquai dans lapinaffe pour examiner la baie autant que le tems mele permettroit.
Après l’avoir remontée dans un efpace d’environdeux lieues, je débarquai fur- ,une pointe de terre au