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du Capitaine Cook. 131
& portâmes au large jufqu’à lix heures, après quoinous courûmes fur la terre pour l’examiner de plusprès. A onze heures nous n’en étions plus qu’à troislieues ; mais le vent’paroilfant tourner fur la côte , jerevirai pour reprendre le large & porter au Sud. Nousavions navigué jufqu’alors autour de la terre que nousavions découverte le 5 , & qui ne nous paroiffoit pas .être jointe à la Nouvelle-Zélande, qu’elle a au Nord ;nous trouvant d’ailleurs de l’autre côté de ce que nousavions fuppofé être la mer, une baie ou une terre balle,la lituation des lieux ofFroit la même apparence ; maisquand je me mis à en tracer le plan fur le papier, je netrouvai aucune raifon de fuppofer que ce fût une Tfle;je penfa au contraire qu’elle faifoit partie de la grandeterre. A midi , l’extrémité occidentale de la grandeterre nous reftoit au N. <$9 d O., & nous avions au S.^9 d O. , à peu près à cinq lieues de diftance, l’Ille quenous avions apperçue le matin. Elle gît au 46 e1 91' delatitude S. & au 192 d 49' de longitude O.; ce n’efl:qu’un rocher fiériîe d’environ un mille de circuit,d’une hauteur remarquable , & litué à cinq lieues dela grande terre. Je l’appellai I/Ie de Solander , du nomde notre lavant Naturalifte. La côte de la grande terrecourt à l’E. i S. E. & O. N. O. de cette Ille , &forme une large baie ouverte, où il ne nous parut pasqu’il y eut aucun havre ou abri pour les vailTeaux contreles vents du Sud-Oueft & du Sud. La fur face du payseft coupée par des montagnes efcarpées d’une hauteurconlidérable , & au fommet defquelles on apperçoitpîulieurs endroits couverts de neige ; elle n’eft cepen-dant pas entièrement llérile , car nous découvrîmes
Ann. 1770.Mars.
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