2-3 o Voyage
lier dans la baie de Mercure. Nous continuâmes k por-ter à l’Oueft en ferrant le vent, & au coucher du foleil,la pointe la plus méridionale de la terre nous reftoitau N. 38 d E., à la diftance de quatre lieues, & nousavions au N. S. E. , la terre la plus occidentale qui fûten vue. Je donnai le nom de Cap Sud à la pointe quigît au 47 d 19 / de latitude S., & au 192 e1 12' de lon-gitude O. ; la terre la plus occidentale fe trouva êtreune Ifle lituée k la hauteur de la pointe de la princi-pale de ces terres.
En fuppofant que le Cap Sud fût la partie la plusméridionale de cette contrée , comme nous nous enfommes afîurés, j’efpérois en faire le tour par l’Oueft ;car de grofl'es lames du S. O. que nous eûmes mêmeaprès le dernier vent fort que nous avions efi’uyé, meconvainquirent qu’il n’y avoit point de terre dans cettediredion.
La nuit du 10, il fouffla un vent fort du N. E. 4 N.& du N., qui nous obligea de naviguer fous nos baf-fes voiles ; mais k huit heures du matin il fe calma.A midi, il fauta à TOueft, & nous virâmes de bordpour porter au Nord, fans appercevoir de terre. No-tre latitude, par obfervation , étoit de 47 d 33' S., ¬re longitude de k l’Oueft du Cap"< 5 W. Nousgouvernâmes au N. N. E., en ferrant le vent, nevoyant toujours point de terre jufqu’k deux heures dulendemain au matin ,11, lorfque nous découvrîmesune Ifle qui nous reftoit au N. O. 4 N., a la diftanced’environ cinq lieues. Environ deux heures après,nous vîmes une terre k l’avant, fur quoi nous virâmes