Ann. 1770.Mars.
V
232 Voyage
du bois, non-feulement dans les vallées, mais mêmefur les terreins plus élevés : mais nous 11’y vîmes rienqui indiquée qu’elle fût habitée,
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Nous continuâmes à porter au S. O. ~ S. jufqu’konze heures du lendemain au matin , 12, quand le ventfauta au S. O. ' O. ; fur quoi nous virâmes vent-ar-rière 6c mîmes le cap au N. N. O., étant alors au 47 d40' de latitude S. ; au 193 d 50' de longitude O., 6c ayantune groffe mer du S. O.
Pendant la nuit, nous gouvernâmes N. N. O. jufqu’àfïx heures du matin du 13 , 6c ne voyant point deterre , nous mîmes le cap au N. j N. E. jufqu’à huitheures ; nous portâmes alors N. E.j E. 7 E. pour re-connoître la terre, que nous apperçûmes à dix heures ,6c qui nous reftoit à l’E. N. E. ; mais comme le temsétoit brumeux , nous n’y pûmes rien diftinguer. A midi,notre latitude , par obfervation , étoit de 46 d S.,fur les deux heures , la brume fe difîipa 6c la terreparut être élevée , efearpée 6c montueufe. Sur lestrois heures 6c demie, je courus vers une baie dans la-quelle il fembloit y avoir un bon mouillage •, mais en-viron une heure après , je trouvai que la diftance étoittrop grande pour y arriver avant la nuit, 6c le ventfaufilant trop fort pour former cette entreprife enfureté pendant la nuit, je rangeai la côte.
Cette baie, que j’appellai Dusky Bay , {Baie fomhre)gît au 43 d 47' de latitude S. ; elle a environ trois ou qua-tre milles de largeur à l’entrée, 6c elle paroit être aufliprofonde que large ) elle contient plufieurs Ifles, der-rière