du Capitaine Cook. 217
O. r S., & de trente lieues à l’O. S. O. du Cap Pal-lifkr; elles font affez hautes pour être apperçues à unebeaucoup plus grande diftance. A midi du même jour ,nous étions au 42 e1 3*4' de latitude S. La terre la plusméridionale que nous viiTions , nous reftoit au S. O.7 O. , & nous avions au N. O. \ N. à environ cinqou fix lieues , une terre baffe qui fembloit être uneIfle , & qui eft fituée fous le pied de la chaîne demontagnes.
L’après-midi , M. Banks étant dans le bateaupour chaffer , nous vîmes avec nos lunettes quatredoubles pirogues , montées de cinquante-fept hommes ,s’éloigner du rivage & s’avancer vers lui. Sur le champ ,nous fîmes des fignaux pour le rappeller à bord ; maisil ne les apperçut point , parce que le vaiffeau étoitplacé relativement à lui dans la direêtion des rayonsdu foleil. Nous étions fort éloignés du rivage , &M. Banks ne l’étoit pas moins du vaiffeau, qui fe trou-voit entre lui & la côte ; de forte qu’ayant calme toutplat, je commençai à être en peine & à craindre qu’ilne pût découvrir les pirogues affez à tems pour rega-gner le bord , avant qu’elles l’euffent atteint. Bientôtaprès cependant , nous vîmes le bateau en mouve-ment, & nous eûmes le plaifir de recevoir M. Banksà bord ; les Indiens, tout occupés à contempler lenavire n’avoient probablement pas remarqué le ba-teau ; ils s’approchèrent de nous à la dillance d’un jetde pierre, & ils s’arrêtèrent en nous regardant avecétonnement : Tupia employa vainement toute fonéloquence pour les engager à s’avancer plus près. Aprèslomc JII. Ee
Ann. 1770,Février.