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Voyage
Ann. 1770.Février.
qu’elle y forme deux baies, mais nous étions tropéloignés de cette partie de la côte, pour juger exacte-ment des apparences. Le vent ayant été variable &accompagné de calmes , le n à midi , nous n’avionspas avancé au-delà de 41 d <$z' de latitude; le CapPalüjer nous reftoit alors au N. à environ cinq lieues,& nous avions au S. 83 d O. la montagne de neige.
Le 13 à midi, nous nous trouvâmes par les 42 dz 1 de latitude S. , le Cap Pallifer nous reliant au N.2,0 d E. à huit lieues de diftance. L’après-midi, il s’é-leva un vent frais du N. E., & nous gouvernâmes S.O. j O. vers la terre la plus méridionale que nousvidions, 8c que nous avions au coucher du foleil auS. 74 d O. , la variation de l’aiguille étoic alors dex 5 d 4' E.
Le 14, à huit heures du matin, nous n’avions par-couru que vingt & une lieues , S. 58 d O. , depuis lemidi de la veille , & nous eûmes calme. Nous étionsalors en travers de la montagne de neige , qui nousreftoit N. O. ; 8c dans cette direction nous laiflionsderrière nous une chaîne de montagnes, à-peu-près dela même hauteur que la précédente, lefquelles s’élèventde la mer & s’étendent directement vers la côte qui gîtN. E. ~ N. & S. O. 4 S. L’extrémité N. O. de cettechaîne , qui aboutit à l’intérieur du pays , n’eft paséloignée du Cap Campbell ,• & du Cap Koamaroo ,ainli que du Cap Pallifer , on voit clairement & lamontagne de neige & cette chaîne ; elles font éloi-gnées du Cap Koamaroo de vingt-deux lieues au S.
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